Trechos de um artigo por vir – II

E um parágrafo desse livro belíssimo que é La Part du Feu, que não sei se foi citado aqui em algum momento, mas que de todo modo evidencia as diferenças entre a concepção do poema de Heidegger e a de Blanchot. A querela é em torno de Hölderlin:

” Le langage parle à tort de la poésie en général; ce mot de poésie renvoie les oeuvres poétiques à une forme, idéale ou abstraite, qui les dépasserait pour les expliquer et pour les juger. Mais le poème ne regarde pas vers la poésie comme vers une puissance qui lui serait antérieure et dont il devrait attendre sa justification ou son existence il n’est pas le reflet allumé par un astre; il n’est même pas la manifestation momentanée d’un pouvoir toujours supérieur à ses oeuvres. Comprendre que le poème est créateur et premier, c’est comprendre que, toujours dans cet ordre, ce qui est général dépend de ce qui est unique.

Mais c’est comprendre aussi pourquoi le poème est division, contrariété, tourment. Il ne vient pas d’une réalité plus haute, capable de le garantir; il ne renvoie pas à une vérité qui durerait plus que lui ; il n’est pas repos, car il ne repose sur rien, et le poète n’en reçoit que l’inquiétude d’un mouvement sans commencement ni fin. «Magicien de l’insécurité, dit Char, le poète n’a que des satisfactions adoptives. Cendre toujours inachevée.» Est poème

La tristesse des illettrés dans les ténèbres des bouteilles

L’inquiétude imperceptible des charrons

Les pièces de monnaie dans la çase profonde

Soleils chanteurs

Les disparitions inexplicables

Les accidents imprépisibles …

Les cerpeaux incultes …

La pariétaire des prisons

Le figuier allaiteur de ruines

« Tout ce qui se détache convulsivement de l’unité du monde … et fond sur nous à toute vitesse », les « figures aussitôt évanouies que composées ” , « l’intelligence non soumise “, le « trésor sismique des famines “, le désespoir qui « à la question …ne se rétracte que pour avouer le désespoir “, tout ce qui en nous est refus, contestation, ébranlement, marque la provocation de la poésie, l’appel adressé au poète par le poème, cette part de fragilité et d’inquiétude qui en chacun de nous se nourrit de poésie («  Et comme la fragilité et l’inquiétude s’alimentent de poésie …»). Il faut donc comprendre que la poésie se refuse à toutes les forces de la soumission et de l’immobilité, qu’elle ne peut se contenter du sommeil dont l’aisance est dangereuse, qu’elle recherche la surréalité dans la mesure où le domaine en est l’irréconciliable et qu’enfin le « poètè intègre, avide, impressionnable et téméraire se gardera de sympathiser avec les entreprises qui aliènent le prodige de la liberté en poésie, c’est.à·dire de l’intelligence dans la vie ».”

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~ por espectral em quinta-feira, maio 27, 2010.

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