Leituras 2011 – Madame Bovary, de Flaubert

…Ainda não comecei. Mas esse trecho do ensaio que acompanha a edição já impressiona:

“Ce qui est véritablement neuf dans Madame Bovary, ce n´est pas tant la dérision du personnage principal que la dérision de cette réalité que le roman cependant construit minutieusement. Dérision de toutes les valeurs sur lesquelles s´appuie cette vie provinciale? Pas seulement. C´est dans un effet de présence et de défaillance à la fois du réel, que se situe la troublante nouveauté de l´oeuvre. Jacques Neefs, à la suite de Gérard Genette, a fort bien analysé ce phénomène: ‘Alors que Balzac (…) construit avec force commentaires et généralisations une anthropologie et une géographie provinciales positives, alors qu´il impose, par la multiplication des formules de légitimation (‘comme il s´en rencontre en province’, ‘comme toutes les vieilles filles’, etc.), une construction irréfutable qui doit servir de caution au récit, colmater les failles, Flaubert, au contraire, mantient le ‘monde’ de référence dans un mutisme qui le fait être là, implicite et opaque, négatif de l´oeuvre. Détails documentaires, indices sociaux et culturels, système des valeurs ne sont qu´appui défaillant, ensemble de réalités rendues dérisoire par l´effet même du sens qui les dispose toujours en creux de son apparition.’

Ainsi Flaubert est parvenu, ce qui est très moderne, ce qui explique que le ‘nouveau roman’ des années 1960, ait trouvé en lui son maître et son modèle, à écrire un roman sur le rien, sur le vide: ‘Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, écrivait Flaubert, avec une parfaite conscience de l´audace de son entreprise, c´est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style, comme la terre sans être soutenue se tient en l´air, un livre qui n´aurait presque pas de sujet, ou du moins où le sujet serait presque invisible, si cela se peut.’ L´évidement du réel, la disparition, à la limite, du sujet, ce sentiment très curieux et que l´on éprouve peut-être davantage dans les dernières pages, que le roman pourrait continuer a s´écrire sans la présence de l´héroïne, rendent peut-être plus sensible à quel point Madame Bovary est un incomparable exercice de style.” – pg. 388.

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~ por espectral em quarta-feira, janeiro 12, 2011.

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